Chiang Mai
Les Thaïlandais adorent les éléphants. Ils
font partie de leur culture.
C'est tellement vrai qu'en regardant la carte de la Thaïlande
on découvre que ses frontières dessinent un éléphant!
La tête, les oreilles, la bouche, la trompe, tout est là!
Et être un éléphant ici c'est sérieux. Les
éléphants vont à l'école régionale,
ils travaillent, puis prennent leur retraite. Comme nous finalement
!
Chiang Mai est une ancienne ville fortifiée logée au
cur des montagnes du Nord. À partir de Bangkok il faut
plus d'une dizaine d'heures de train pour parcourir le trajet. On s'y
rend de nuit, en wagon-lit. On ne dormira pas très bien. Mais
on n'aura pas perdu une journée non plus.
Pour
un québécois, traverser les montagnes du Nord du pays
en février ressemble à la traversée du parc des
Laurentides en septembre. Arbres dénudés et feuilles jaunies
au sol. Pas trop dépaysant finalement.
Chiang Mai reste la base idéale pour explorer la région
en étoile et éventuellement se rendre au Myanmar (Birmanie)
pour mettre en force notre nouveau visa.
Les agences offrent quantité de forfaits à bon prix pour
tout voir. De la visite des tribus, au trekking en montagne de plusieurs
jours, en passant par la visite d'ateliers d'artisanat d'une demi-journée,
il y a de tout.
Il faut dire que Chiang Mai est le centre artisanal du pays. Ce qu'on
y fabrique sera revendu dans les stations touristiques du Sud et aussi
exporté dans le monde entier. Pour les souvenirs, c'est l'endroit.
Curieusement, dans les petites industries artisanales dont la visite
fait systématiquement partie des excursions organisées,
nous sommes souvent accueillis en français. Rien de tel ailleurs
en Thaïlande.
Je ne sais pas si nous irions vivre plusieurs mois à Chiang
Mai. Il y fait plus frais qu'à Pattaya mais l'ambiance et les
paysages sont aussi plus monotones. Forêts et montagnes. On connaît
au Québec.